Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Depuis 1988
Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Art contemporain, Galerie Pascal Lainé
20 ans 25 ans 4 en liberté Alechinsky Ambrose Belaiche Binder byLéon Cara Chandon Clément Clerté Conrad Cortot Coville Culot Degottex Derval Desailly Deymier Deyrolle Dhomme Di Stali Downing Drouillet Duminil Engelman Faury Ferrer Flamine Gérard Ghez Gignoux Glasberg groupe 2005 groupe 2007 groupe 2010 groupe 2011 groupe 2013 groupe 2014 groupe 2015 groupe 2016 Guillemot Hughes Jaccaud Johnson Junglas Klasen Krellenstein La Vista Laemlé Laruelle Leconte Mitev Leydier Leyris Lindström Loeb Maar Martens Marx Meyer Monboisset Monnier Olsen Parcours de sculptures 2013 Parcours de sculptures 2017 Polge Pons Prassinos Prével Renard Roy Salles Schlumberger Segui Serrano Silvester Steffens Steiner Tapernoux Thierry Thomas Trace de poète 2013 Van Der Stigghel Vasarely Viard Villeglé Woodward
Caroline Tapernoux < >

Expositions personnelles Expositions collectives Réalisations  Parutions
Avignon 2003 Avignon 2005 Vidéo Villa Datris 2013

 

 

 

Caroline Tapernoux est née à Genève (Suisse) en 1968, elle vit et travaille à Nîmes (France)


Formation :
Ecole Supérieure de Design Industriel et Graphique, Paris, France (ESDI)

 

 

Née près de Genève en Suisse romande, rien ne la destinait une carrière artistique. Et pourtant, peut être faut il voir dans ses courses effrénées à travers les champs de son enfance, dans un pays encore agricole où les fermes sont nombreuses, le terroir et les fondations de ce qui va constituer le socle de son œuvre : une quête passionnée vers la lumière et l'immatérialité.

Ses parents sont amateurs d'art et collectionneurs et c'est dans cet environnement culturel que Caroline s'est forgée sa sensibilité et sa culture, non pas dans les livres mais en vivant au quotidien face aux œuvres. Ils auraient aimé qu'elle suive une formation artistique aux Beaux arts, mais suite à la lecture des « Ecrits » de Malevitch, elle rejette avec conviction tout rapport à l'académisme et décide de partir en Angleterre le jour de ses dix huit ans, pour rejoindre son premier amour, musicien, chanteur, compositeur ; artiste talentueux.

Ce premier choc à Sheffield où elle va vivre dans le monde underground de la musique rock pendant une année va naturellement la guider vers Paris, capitale culturelle où elle décide de s'installer en 1987, intégrant l'Ecole Supérieure de Design Industriel, choix dicté par ses lectures et suivant ainsi les préceptes du constructivisme russe.

Alors que son activité professionnelle se développait à grande vitesse, elle décide de ne plus céder aux compromis que lui impose ce travail et en 1993, elle quitte Paris pour vivre dans le sud de la France, à Toulouse. (pur hasard)
Là, elle retrouve ses racines agraires et et commence à mettre en scène ses miroirs découpés dans la nature. L'œuvre commence à se fondre dans son sujet.
Elle expose à la Grange aux Belles à Paris, participe au salon Grands et Jeunes d'aujourd'hui, où la Galerie K la remarque et lui propose une exposition personnelle.

En 1997, venue pour assister à une corrida de toros à la Féria de Nîmes, une nouvelle rencontre passionnée la convainc de s'installer dans cette ville, à la lumière si violente et au climat si extrême. Très vite son travail et son talent intéressent les galeries ainsi que des particuliers.
Elle répond à de nombreuses commandes privées et publiques où son sens de l'espace et la profondeur de son œuvre accompagnent remarquablement des architectures contemporaines, venant se glisser au millimètre près dans des failles et terrains difficiles, que ce soit avec un plafond de miroirs et de verre suspendus dans le groupe scolaire de Veyrier en Suisse avec les architectes d’Ichnos, une pièce de sept mètres dans la cage d'escalier du siège social du crédit municipal à Nîmes avec C+D architecture, ou une pièce pour le Musée Eric Satie à Honfleur avec François Confino architecte.

Elle réalise aussi de nombreuses installations dans des lieux sacrés où la spiritualité de son travail se dévoile. Sa recherche d'immatérialité magnifie les lieux investis, nous donnant à voir l'invisible, comme la chapelle de la Salamandre à Nîmes, la chartreuse de Valbonne où elle investit six chapelles et deux cloîtres, la chapelle de la Persévérance ...

En 2006, de retour de Corée du Sud où elle était invitée à présenter son travail à la Galerie Shilla à Deagu, elle dessine son habitation mettant en scène une forêt de pins où elle choisit de s'installer.
Le résultat interpelle, remettant en cause les préceptes de l'architecture convenue locale. Cette construction, originale et profonde, est un véritable manifeste inclassable dans l'histoire de l'architecture. Tous ses détails sont pensés et l'on ressent la présence permanente de l'architecte / artiste dans chaque mètre carré.

Ce travail sur l'espace habité et regardé va se prolonger dans l'architecture intérieure du nouvel atelier qu'elle se construit en ville près de la gare. Ce lieu de travail qui pourrait être l’une des plus belle galerie d'art du sud de la France, outre sa fonctionnalité et son espace transcendé par une double hauteur, est totalement habité par sa créatrice et il permet de présenter avec justesse l'œuvre d'un être qui sacrifie sa vie sur l'autel de la transparence.

En 2008, la longue maladie et le décès de sa mère l'éloigne de son travail quotidien. Une partie de sa maison brûle. Elle reconstruit sa maison et son âme.

En 2009, elle est lauréate d'un concours pour la création d'une œuvre fontaine à Chêne Bougeries en Suisse qu'elle inaugurera en 2010 après un an d'étude et de mise au point de prototypes de murs d'eau lumineux dont les couleurs changent en fonction de la température extérieure.

Une installation dans l'exposition « Paul Ricard, de la réclame à la publicité » au Musée du Vieux Nîmes au printemps 2010 lui offre l'occasion de se familiariser avec les lieux et d'être appelée pour animer la nuit des musées en créant une installation d'une nuit dans la cour d'honneur du Musée, projetant des réflexions sur les murs des façades du XVIIIè siècle de l'ancien palais Episcopal.

2011 sera une année décisive et outre la parution d'un livre sur ses créations, son travail actuel de résine coulée sur des plaques d'Altuglas va nous faire découvrir une fois de plus des perceptions inconnues.

Je rends un hommage mérité à cette oeuvre qui n'a qu'une vocation : celle de nous rendre beau, de nous sublimer.

Nicolas Crégut, architecte
Nîmes, le 31 décembre 2010

 

 

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Expositions personnelles :


2015 Modern Art Museum, Jangsu, Nanjing, China
2010 Nuit des Musées, Nîmes, France
Installation dans l’exposition Paul Ricard, de la réclame à la publicité, Nîmes, France
2006 Ouverture de la saison culturelle : Chapelle de la Persévérance & Cloître des Cordeliers, Tarascon, France
2005 La Chapelle des Capucins, Aigues-Mortes, France
Galerie Pascal Lainé, Avignon, France
Galerie Shilla, Deagu, Corée du Sud
2004 Exposition AVEC, création sonore Fred de Fred, La Chartreuse de Valbonne, France
2003 Galerie Pascal Lainé, Avignon, France
2000 Le TRAC, Tiroir Régional d'Art Contemporain, FRAC Montpellier, France
Galerie Terre d’Ombre, Sommière, France
1999 Graphit’Art, Genève, Suisse
Galerie K, Paris, France
1998 Galerie l’Hôtel des Allégories, Nîmes, France

 

  


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Expositions collectives :


2013 Festival TRACE(S), Bagnols-sur-Cèze, France
  "Sculptrices" Villa Datris, L'Isle-sur-la-Sorgue, France
2003 Centre d’Art "Le Village", Cardet, France
La Maison des Arts, Carcès, France
2001 Galerie K, Paris, France
2000 Galerie Terre d’Ombre, Sommière, France
Galerie l’Hôtel des Allégories, Nîmes, France
Galerie K, Paris, France

Arténim - salon d’art contemporain, Nîmes, France
1999 I.A.E., Aix-en-Provence, France
1998 Agropolis Museum de Montpellier, France
Bleeker Street, Anvers, Belgique
1995 Grands et Jeunes d’aujourd’hui, Paris, France
1994 La Grange aux Belles, Paris, France

 

 

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Réalisations - Bourse :


2010 Réalisation de la fontaine : Ode est Où ?, Chêne-Bougeries, Genève, Suisse
2008 Création de TURRITOPSIS EURL, société de création en art plastique, design graphique, visuel et audiovisuel
2005 Réalisation d’une sculpture pour le Groupe scolaire de Veyrier, Genève, Suisse (Architectes : Ichnos S.A.)
Obtention d’une Bourse de Pro Helvetia, Suisse (pour une exposition à la galerie Shilla à Deagu, Corée du Sud)
2000 Réalisation d’une sculpture pour le Siège social du Crédit Municipal, Nîmes, France (Architectes : C+D Architecture)
1998 Réalisation d'une pièce pour le musée Eric Satie, Honfleur, France (Scénographie : Confino&Co)
Conception, en collaboration avec Pierre Huber et Bruno Doan, de la signalétique pour le musée Eric Satie, Honfleur, France

 

 

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Parutions :


2014 Catalogue : "Caroline Tapernoux, la lumière" par Marielle Barascud
2009 "Intime est la création artistique", David Brunnel - Le regardeur
"Les femmes dans l'art", édition A.M.A.A.C.  (Association des amis du Musée d’Art contemporain et des beaux-arts de Nîmes)

"Wohnen, die neue sinnlichkeit" Sabine Wesemann & Ulrich Timm, édition D.V.A. (p.38-39-40)   
2006 About C+D architecture, édition Alternative
"L’apparence et l'apparation", David Brunnel - Los Flamenco No Commen - n° 9, Revue de recherche et de création, édition Autonome Vivanc
2004 Magazine l'Art vues "Jeux de lumière et d'esprit" par Bernard Teulon Nouailles (Exposition La Chartreuse de Valbonne)
2000 "L'inframince" par Marie-Pierre Donadio, TRAC (Tiroir Régional d'Art Contemporain)
1999 Catalogue : Caroline Tapernoux par Cécilia Bécanovic

 

 

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Lorsque l’on regarde ses sculptures, pouvant être désignées comme des mobiles, nous sommes en plein acte de voir, tout comme l’objet est en plein acte de donner à voir. L’oeil, considéré comme un organe inquiet, agité et ouvert par nature, se trouve face à de multiples interrogations devant les phénomènes répétés de ses objets aériens qui agissent seuls, ou de concert avec celui qui les regarde....

Cécilia Bécanovic

 

 

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Caroline Tapernoux : saisir l'insaisissable

Voila quelques temps, je m'arrêtai devant une petite pièce murale superbe de Caroline Tapernoux qui était accrochée sur les murs d'une collection privée. Au milieu des autres pièces de la collection elle apportait une touche de sobriété, une respiration différente des autres. Elle était à part. C'est là que j'ai connu pour la première fois, et retenu, le nom de cette artiste Suisse qui vit dans le Sud de la France.
Caroline Tapernoux est à l'image exacte de cette Europe qui se construit plus rapidement grâce à l'art contemporain que par la politique. Un exemple supplémentaire s'il était encore besoin du rôle d'éclaireur avant-gardiste de l'art.
Inévitablement nos chemins se sont encore croisés et je re-découvre l'œuvre de Caroline Tapernoux, puissante et discrète qui tente de saisir l'insaisissable.
Nous avons tous vécu ces moments furtifs où notre rétine capture une image que l'on trouve sublime mais éphémère. Une image que l'on n'a même pas le temps de montrer à l'autre tant elle est fugace. Elle reste en nous à l'état de sensation délicieuse. C'est ce moment là que Caroline Tapernoux RE-fabrique, ce glissement de la rétine à la sensation. Elle utilise le plexiglas, la résine, la lumière, la vidéo ou tout autre matériau ou medium qui lui permet de décliner un vocabulaire liquide. Cette fluidité qu'elle obtient transmet idéalement un sentiment fugace et apporte une note poétique superbe.
Les
œuvres vidéo sont projetées sur des supports tous préexistants au travail de Caroline ce qui ajoute un effet de surprise au regard qui redécouvre son lieu quotidien sous un versant nouveau.

Beatrice Chassepot, Los Angeles, 25 Septembre 2009

 

 

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CAROLINE TAPERNOUX, LA LUMIÈRE
MISE EN SCÈNE, MISE EN OMBRES par Marielle Barascud

Faire luire le noir, éclipser la lumière.
Aller du volume au plan, bâtir un espace avec une feuille.

Caroline Tapernoux se fixe depuis longtemps le but d’extraire le jus, le suc, de presser, de triturer, de retourner chaque matériau qu’elle choisit d’utiliser pour ses pièces ; une exigence forcenée dans le choix des composants, dans la recherche et l’apprentissage de leurs techniques au service d’un résultat à peine visible, à peine invisible.

Ces composants se sont diversifiés parallèlement aux recherches plastiques. ils se sont allégés (le polyméthacrylathe), assouplis (le polyester) jusqu’à l’informe (la résine), jusqu’au détournement (les blisters). Cela n’empêche pas caroline de les travailler en concomitance.

Le temps n’est-il pas partie prenante du phénomène lumineux ?

Car c’est bien de la lumière qu’il s’agit, c’est elle qui fait le lien entre les différentes étapes de la vie des
œuvres de caroline Tapernoux, qui se faufile entre elles. Elle est projetée ou se réfléchit sur leurs différents matériaux ou supports. De passive à active, elle les transforme,les transfigure pour écrire, construire l’ombre portée. elle met en ombre, densifie les transparences, assombrit les noirs.

Encore elle qui fait vibrer le dessin, révèle le peu, le rien, le rend essentiel.

Elle offre enfin à l’objet son autonomie, permet à celui qui l’a sous les yeux au quotidien une activation continue, une re-création à l’infini.

Ici, l’artiste fabrique l’objet, la lumière fabrique le dessin, le spectateur fabrique sa propre
œuvre. L’impermanence de l’œuvre met en scène un spectacle, une représentation perpétuels.
À chacun de saisir ce rien qui rendra l’
œuvre "chaque fois, ni tout à fait la même/ni tout à fait une autre" …

L’
œuvre de caroline Tapernoux est composée de familles qui s’interpénètrent et s’autofécondent.
Les mobiles renvoient les reflets aspirés par leurs plans d’altuglas, des installations surgissent des mirages, les photographies des blisters mémorisent les structures d’une enveloppe-témoin, la lumière circule et respire dans les tableaux.

L’image (du miroir) est passée à l’acte.

Ces transparences-là sont l’inverse d’une mise à nu, ce n’est pas un moyen de dégager l’essentiel du superficiel, d’aller de la surface au noyau.
Elles sont l’aveu du trouble, la mise en scène de nos ombres.

Ce que j’ai vu existe-t-il vraiment ?


Marielle Barascud
Nîmes, septembre 2012

 

 

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► Exposition Sculptrices du 28 avril au 11 novembre 2013 - Villa Datris - Fondation pour la sculpture contemporaine - L'Isle-sur-la-Sorgue

 

Caroline Tapernoux - Villa Datris 2013


L'apparence des œuvres de Caroline Tapernoux convoque avec immédiateté un espace de rencontre sensoriel. La mixtion entre la lumière et les matières que l'artiste coupe, chauffe, perce, cambre, fond, assemble..., entretient une épiphanie dans laquelle le regard s'immerge spontanément et au sein de laquelle le visible se décuple. Les réfractions et diffractions multiples qu'ordonne la lumière sur les supports qu'elle caresse, dessinent, au-delà des matériaux même, la transfiguration de ces derniers. Ainsi, aux abords de ces compositions opalescentes, se rencontrent tour à tour une vague, un nuage, un linge, un drapé, du feuillage ou un simple pli... Autant de chimères que les volutes de lumière peuvent à volonté multiplier et que la pensée visuelle peut inlassablement interpréter.

Infos : http://www.villadatris.com