Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Depuis 1988
Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Art contemporain, Galerie Pascal Lainé
20 ans 25 ans 4 en liberté Alechinsky Ambrose Belaiche Binder byLéon Cara Chandon Clément Clerté Conrad Cortot Coville Culot Degottex Derval Desailly Deymier Deyrolle Dhomme Di Stali Downing Drouillet Duminil Engelman Faury Ferrer Flamine Gérard Ghez Gignoux Glasberg groupe 2005 groupe 2007 groupe 2010 groupe 2011 groupe 2013 groupe 2014 groupe 2015 groupe 2016 Guillemot Hughes Jaccaud Johnson Junglas Klasen Krellenstein La Vista Laemlé Laruelle Leconte Mitev Leydier Leyris Lindström Loeb Maar Martens Marx Meyer Monboisset Monnier Olsen Parcours de sculptures 2013 Parcours de sculptures 2017 Polge Pons Prassinos Prével Renard Roy Salles Schlumberger Segui Serrano Silvester Steffens Steiner Tapernoux Thierry Thomas Trace de poète 2013 Van Der Stigghel Vasarely Viard Villeglé Woodward
Confrontation Sculptures Monumentales < >

Exposition du 13 juillet au 28 août 2013 Press Video
Domaine Les Vignes - Route de Lacoste - 84560 Ménerbes

 

 

 

 

  

Dans le cadre des 25 ans de la Galerie Pascal Lainé, en partenariat avec la Galerie Linz à Paris et l'agence Art Connect, nous vous présentons pour la première fois un parcours de sculptures monumentales entre Lacoste et Ménerbes. C'est dans une oliveraie face au Luberon que nous accueillons cet été les sculptures contemporaines de : Béatrice Arthus-Bertrand, Alain ClémentAnne Delfieu, Matthieu Faury, Jean Leyris, Paul de Pignol, Robert Schad, Jacques Salles, Gabriel Sobin, Etienne Viard et François Weil.

 


 



► Béatrice Arthus-Bertrand
(Galerie Pascal Lainé)

"Je fais des sculptures qui pourraient être des tableaux". C'est par ce trait d'ambigüité que l'on peut aborder le travail de Béatrice Arthus-Bertrand. Cette femme semble frêle, mais ses sculptures, par leur taille, les matériaux qui les composent et la force sensuelle qui en émane, attestent d'une énergie créatrice peu commune. "Le poids représente la puissance, le galet, la sensualité, la couleur, la concentration d'énergie".
Ensemble ces trois éléments donnent naissance à des
œuvres à la fois douces et brutales, abruptes ou d'une étonnante suavité. "Mes mains sont mon outil le plus créatif, j'ai besoin du choc du toucher". C'est ce choc que Béatrice Arthus-Bertrand veut transmettre, entre force et rondeur, douceur et matière brute, ombres et couleurs.

 

 


Alain Clément (Galerie Pascal Lainé)

Alain Clément passe son enfance à Montrouge, suit des études secondaires à Soissons et Paris.
En 1965, il s'établit à Sainte-Croix-de-Quintillargues, près de Montpellier, où il installe un atelier de taille-douce et de typographie pour éditer des recueils de poésie. En 1963, il s'est lié d'amitié avec le poète Frédéric Jacques Temple avec lequel il va souvent collaborer (L'Hiver, 1966 ; Ode à Santa Fe, 1990 ; À l'ombre du figuier, 2002 ; Sous les branches, 2006 ; Molène, 2007).
Il rejoint Bruno Roy et Claude Féraud, en 1966, dans l'aventure des éditions Fata Morgana, qu'il quitte en 1969.
Il participe à une exposition collective à Montpellier aux côtés d'André-Pierre Arnal, Vincent Bioulès, Daniel Dezeuze, Claude Viallat qui constitueront plus tard Supports/Surfaces.

 

 


Anne Delfieu
(Galerie Linz - Paris)

Dans la controverse ou la complétude peut-être, entre le Naturel et l’Artificiel, qui intriguait tant les humanistes de la Renaissance, les artistes contemporains ont apporté des propositions novatrices en incorporant dans leurs œuvres des objets, des matériaux hétéroclites issus de leur proximité. Ainsi Anne Delfieu en de longs vagabondages, fréquente les forêts de hêtres. Elle y recueille des branchages qui lui serviront à élaborer d’étranges assemblages dont les enchevêtrements sont déterminés par la nature improbable de cet arbre particulier.
Les déstructurant, reformant, compressant, pigmentant par l’apport de matières diverses, elle sculpte ensuite sur les murs, des réseaux où l’attention se perd tandis que s’insinuent en nous de fines vibrations primales. Une autre fois, ce seront des panneaux à la surface rugueuse, striés, frangés, s’évasant en s’élevant, où se réfracteront des ombres incernables. Les reliefs muraux d’Anne Delfieu se calquent sur l’étendue du vide, entrelacs d’incertitude, qui, après méandres et sinuosités, se résolvent en un long souffle de sérénité. Dans ce sertissage du néant, ce qui se joue, participe surement de notre attachement à notre propre finitude.

John Misic

 

 


Matthieu Faury
(Galerie Pascal Lainé)

Né en 1970 à Cherbourg, Matthieu Faury vit actuellement à Paris et à Avignon.
Passionné par l’œuvre-objet, il est aussi un narrateur qui sculpte des récits. Il donne la priorité à la mise en situation de ses sculptures, dans lesquelles il aime montrer des sujets connus sous un angle nouveau. Il s’approprie les grands thèmes de la culture classique et les phénomènes de société. Autour de ses œuvres il construit ses propres scénarios, les rattachant à des "mythes contemporains". Inspiré par la complexité technique et la finition suprême, quelles que soient la taille et la matière, c’est pourtant l'intensité, le sens et l’intention des œuvres qui importent le plus pour lui.

 

 


► Paul de Pignol
(Galerie Linz - Paris)

"Mon obsession se porte sur le corps. Sa fonction, sa masse, son organisme, sa composition, sa décomposition, sa présence.
Je le construis cellule par cellule, créant ainsi un va-et-vient sans cesse redondant entre le dedans et le dehors.
J’incise et je découvre. J’ouvre afin de saisir ce qui nous donne vie et mort, désir et répulsion à la fois. Corps en déhiscence. Corps bubonique. Outre trop pleine qui éclate de lumière et de magnificence. Je pose la cire goutte à goutte, morceau par morceau, millimètre par millimètre en une lente caresse. Je cherche à en extraire la sève, le flux de vie, à en comprendre le sens".

Paul de Pignol

 

 


Jean Leyris (Galerie Pascal Lainé)

Jean Leyris divisé par deux çà ne fait pas un français ni un anglais non plus, mais un être d'une finesse exquise et subtile qui se manifeste publiquement dans ses dessins, ses sculptures et ses reliefs.
A expérimenter d'urgence.

Henri Cartier-Bresson

 

 


Robert Schad
(Galerie Linz - Paris)

Né en 1953 en Allemagne. Il sort diplômé, de l’Académie des Beaux Arts de Kalsruhe en 1980. Dés 1985 pour une commande du Museum für neue Kunst, Robert Schad passe à l’utilisation exclusive de l’acier dans ses sculptures. Barres d’acier pleines de section carrée de 4,5 cm et de 6 à 16 cm pour les pièces extérieures.
La barre reste de proportion humaine, la main garde le contact avec la matière, c’est elle qui garde la maîtrise du geste dans l’espace, comme le crayon au bout des doigts. Robert Schad par cette continuité dessine avec des barres d’acier.
L’acier n’est pas forgé, il est découpé, soudé. Robert Schad casse les courbes possibles. Il impose un rythme en apparence saccadé et l’inscrit dans une ondulation en lien avec les expressions dansées. Les formes posées directement sans socle, surgissent du sol, comme des arbres ou s’y posent comme le pas. La forme est toujours en déséquilibre dans son mouvement et pourtant stable. L’inversion due à la statique définitive de toute sculpture, retrouve un mouvement dans le traitement même de la forme, toujours amenée au bord de la rupture, obligeant le regard à circuler autour de la pièce, au travers, à en suivre les différents accents.
Les pièces posées ou surgissant du sol ont un poids, une résistance qui, à l’amorce du mouvement dans l’espace et le temps, au point de déséquilibre, se libèrent de la pesanteur de la matière pour se déployer avec une étrange légèreté. Le geste de la main et l’acier mis en œuvre créent des rythmes, structurent et modifient  l’espace, c’est-à-dire les rapports des masses entre elles. Les pièces de Robert Schad, par leur linéarité, leur ascétisme, oscillent entre des formes organiques chorégraphiées et des structures architecturées proche des recherches de Gehry, apparentées aussi au constructivisme.
Robert Schad établit une grammaire des formes sur une base de six : La ligne reliée au rythme - Le point au bloc concentré - La forme en spirale - Le cercle fermé - Les barres verticales et Les barres portables.               
L’œuvre de Robert Schad se déploie dans les musées, places publiques, ambassades, paysages urbains, parcs publiques et privés et en intérieur…
Robert Schad dessine avec de l’acier, inscrit le geste dans les trois dimensions de l’espace.
Cette présence nouvelle par les modifications et les rapports qu’elle induit fait ouverture et change nos perceptions.

 

 


Jacques Salles (Galerie Pascal Lainé)

Jacques Salles est inspiré par les créations de la nature, les palmes, les feuilles et toiles d'araignée, qu'il observe avec admiration depuis toujours. Ses oeuvres sont le plus souvent des constructions légères, mobiles ou non. Il se définit comme STRUCTEUR.

Les matériaux utilisés sont l'aluminium, l'inox, les matériaux composites, les fils et garcettes de nylon, assemblés par soudure, collage, nouage.

 

 

► Gabriel Sobin
(Galerie Pascal Lainé)

Gabriel Sobin vit et travaille dans le village de Lacoste depuis plusieurs années. Son père, né aux États-Unis, ami et traducteur de René Char avait déjà la passion pour le Luberon où il avait élu domicile. Une mère artiste peintre, un père écrivain, voilà qui va donner un sculpteur exceptionnel que vous pourrez apprécier lors de cette exposition. Passionné d'égypte, Gabriel Sobin ne craint pas de se confronter aux matériaux les plus nobles, les plus difficiles, avec encore et toujours la pierre avec qui il entretient une véritable histoire d'amour. Gabriel Sobin nous fait découvrir une œuvre contemporaine faite d'éoliennes de marbre, des sculptures moyennes ou gigantesques à qui il sait donner une transparence, une fragilité émouvante. Pas de doute Gabriel Sobin mérite le détour.

 

 


Étienne Viard (Galerie Pascal Lainé)

Étienne Viard, né le 26 mars 1954, est un artiste, sculpteur. Il vit et travaille dans le Vaucluse.
Autodidacte, Étienne Viard s’intéresse d’abord à la céramique, puis, se consacre à la sculpture, travaillant notamment l'acier Corten.
Chaque pièce est issue d’une longue réflexion consolidée par des dessins, des découpages, des maquettes en préalable à l’œuvre. L’acier en barre ou en feuilles épaisses est découpé puis modelé, puis plié à froid. Les lignes verticales dominent, fortes et souples, évoquant le végétal. Elles laissent s’insinuer la lumière qui rythme et souligne les volumes, ouvrant l’espace, vers l’horizontale.

 

 


François Weil
(Galerie Linz - Paris)

Tout part d’un point, une obsession, on tourne autour, pendant qu’elle tourne elle aussi ; elle tremble, vibre. Une absurdité qui ne se laisse pas démonter, elle s’impose. Elle permet juste de laisser une trace. J’ai pris part à ce moment.

François Weil