Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Since 1988
Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Art contemporain, Galerie Pascal Lainé
20 ans 25 ans 4 en liberté Alechinsky Ambrose Belaiche Binder byLéon Cara Chandon Clément Clerté Conrad Cortot Coville Culot Degottex Derval Desailly Deymier Deyrolle Dhomme Di Stali Downing Drouillet Duminil Engelman Faury Ferrer Flamine Gérard Ghez Gignoux Glasberg groupe 2005 groupe 2007 groupe 2010 groupe 2011 groupe 2013 groupe 2014 groupe 2015 groupe 2016 Guillemot Hughes Jaccaud Johnson Junglas Klasen Krellenstein La Vista Laemlé Laruelle Leconte Mitev Leydier Leyris Lindström Loeb Maar Martens Marx Meyer Monboisset Monnier Olsen Parcours de sculptures 2013 Parcours de sculptures 2017 Polge Pons Prassinos Prével Renard Roy Salles Schlumberger Segui Serrano Silvester Steffens Steiner Tapernoux Thierry Thomas Trace de poète 2013 Van Der Stigghel Vasarely Viard Villeglé Woodward
Jean Degottex < >

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Collections publiques
 Ménerbes 2011

 

 

Au mois de juin 2011, la Galerie Pascal Lainé accueille les œuvres du disparu Jean Degottex. Considéré comme un artiste majeur de l’abstraction de la seconde moitié du XXe siècle, cet autodidacte a su marquer son époque de son "abstraction lyrique", développant son art au plus près des notions orientales du "vide" et "d’immédiateté". Pour la première fois exposées à Ménerbes les œuvres sur papier de Jean Degottex seront visibles à la galerie durant cette période.


 

Jean Degottex, né Sathonay-Camp en 1918 et mort à Paris en 1988, est un peintre français. Il est considéré comme un artiste majeur de l’abstraction de la seconde moitié du XXe siècle, notamment pour avoir participé au mouvement de l'abstraction lyrique.
Son œuvre se fonde sur la philosophie zen et la calligraphie chinoise pour aboutir à l'effacement du sujet créateur.

 

 

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Premières œuvres :

Autodidacte, Jean Degottex commence à peindre durant son service militaire en Algérie et en Tunisie en 1939. Son style se rapproche alors d’une forme de fauvisme épuré.
Après la Seconde Guerre mondiale, il fait la connaissance de peintres abstraits lyriques, tels que Jean Bazaine et Alfred Manessier, et s’engage dans un travail créatif non-figuratif. En 1949, il expose pour la première fois chez le galeriste Denise René, qui soutient les artistes de l'avant-garde abstraite. Il présente ses nouvelles créations dans plusieurs galeries, dont la galerie Beaune, et reçoit le prix Kandinsky en 1951. En 1952, il expose à la galerie d'Aimé Maeght dans le cadre d’une présentation du groupe des Mains éblouies. En 1953, il présente certaines œuvres à l’exposition Younger European Painters du Musée Guggenheim de New York.



L’expérience de Portsall :


En 1954, sur une proposition du poète et critique d’art Charles Estienne, Jean Degottex s’installe avec René Duvillier et Serge Poliakoff à Portsall, sur la côte nord du Finistère. Durant tout l’été, il réalise des centaines de paysages maritimes (série des Vagues). Il utilise l’encre de Chine ou l’aquarelle, qui exigent spontanéité et rapidité d’exécution. La technique utilisée par Jean Degottex à Portsall montre l’importance du geste instantané, qui conserve une grande importance dans ses œuvres ultérieures. Ses œuvres en extérieur sur les dunes et les grèves situées entre Argenton et Lampaul intègrent également les éléments naturels accidentels, tels que des gouttes de pluie et des grains de sable.



L’abstraction lyrique gestuelle :


En février 1955, Jean Degottex expose à la galerie surréaliste de L'Étoile scellée où il rencontre André Breton qui préface une exposition avec Charles Estienne. André Breton lui fait découvrir la pensée Zen et la calligraphie extrême-orientale, notamment la calligraphie chinoise et le sumi-e japonais. Cette découverte marque un tournant primordial dans la recherche artistique de Jean Degottex, qui détruit pratiquement toutes ses œuvres antérieures. Les nouvelles créations de l’artiste sont influencées par l’écriture automatique surréaliste et par les principes essentiels de la philosophie zen : le vide et le souffle vital. Sa technique consiste en une première phase de profonde méditation, au cours de laquelle il applique des couleurs sombres sur le fond de la toile. L'état méditatif permet de préparer le geste créatif, qui se manifeste avec fulgurance. Jean Degottex marque alors la peinture encore fraiche d’un geste ample, minimum, rapide et définitif. La spontanéité de ce geste permet de transcender la frontière entre créateur et création, en confondant l'expression des émotions de l’artiste et l’essence du signe représenté. Selon l'artiste, "il n’y a pas à proprement parlé de vision avant, le geste de la fleur c’est la fleur".

  

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La place de Jean Degottex (1918-1988) dans l’histoire de la peinture contemporaine en France est maintenant largement reconnue. On le rattache souvent au mouvement d’après-guerre dit de l’ « abstraction lyrique ». En réalité, son œuvre est un parcours original et singulier de 40 ans. Chaque période épuisant une possibilité formelle, ouvrant la voie à une nouvelle possibilité. Du geste au signe, du signe à l’écriture, de l’écriture à la ligne.
Autodidacte et libertaire de formation, il passe définitivement à l’abstraction en 1951, qui est aussi l’année où il reçoit le prix Kandinsky. En 1955, il rencontre André Breton qui voit dans sa peinture, une nouvelle illustration de l’ « écriture automatique » et lui signale aussi son affinité spontanée avec la pensée et la pratique du bouddhisme Zen. Des lors il ne cessera de développer son art au plus prés des notions orientales de « vide » et d’« immédiateté ».
A partir de 1966 ses séjours à Gordes se font de plus en plus longs et fréquents. Sa compagne Renée Beslon connaissait bien Gordes et ses artistes depuis la fin des années quarante. A Sénanque, en 1979, il expose la série de ses Dépli-bleu, réalisés en plein air sur la vaste terrasse qu’il avait aménagée parmi les restanques qui bordent la route de Murs.
Nous allons ensemble, sur l’ancienne décharge de chantier, chercher les matériaux les plus pauvres et les plus abandonnés. Sur des briques de démolition, des papiers sacs de ciment, des poutres de bois brut, il dépose ensuite la marque de son propre regard.

En 1981, il reçoit le Grand Prix National de Peinture. Sa méditation s’oriente progressivement sur le support et la matérialité de l’œuvre. Ainsi ses « papiers » (le mot dessin est exclu de son vocabulaire) peuvent montrer leur grain et leur texture interne, magnifiée par déchirure, scarification, surcollage puis arrachage. Le pinceau n’a plus droit de cité.
Son œuvre restera celle d’un extrême minimalisme où jamais la rigueur ne prend le pas sur une extrême sensibilité.

Dominique Bollinger

 


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On rattache souvent Jean Degottex au mouvement d’après-guerre dit de « l’abstraction lyrique ».
En réalité, son œuvre est celle d’un parcours original et singulier de 40 ans. Chaque période y épuise une possibilité formelle, ouvrant la voie à une nouvelle possibilité. Du geste au signe, du signe à l’écriture, de l’écriture à la ligne.
Autodidacte et libertaire, il passe définitivement à l’abstraction en 1951, année où il reçoit le prix Kandinsky. En 1955, il rencontre André Breton qui voit dans sa peinture, une nouvelle illustration de l’ « écriture automatique » et lui signale aussi son affinité spontanée avec la pensée et la pratique du bouddhisme zen. Dès lors il ne cessera de développer son art au plus près des notions orientales d’ « immédiateté » et de « vide ».
A partir de 1966 ses séjours à Gordes se font de plus en plus longs et fréquents. Sa compagne, Renée Beslon, connaissait bien Gordes et ses artistes depuis la fin des années quarante. A Sénanque, en 1979, il expose la série de ses « Dépli-Bleu », réalisés en plein air sur la vaste terrasse qu’il avait aménagée parmi les restanques bordant la route de Murs.
En 1981 il reçoit le Grand Prix National de Peinture. Sa méditation s’oriente alors progressivement sur le support et la matérialité de l’œuvre. Ainsi ses « papiers » (le mot dessin est pratiquement exclu de son vocabulaire) peuvent montrer leur grain et leur texture interne, magnifiée par grattage, déchirure, scarification, sur-collage ou arrachage.
Son œuvre reste celle d’un extrême minimalisme où jamais la rigueur ne prend le pas sur la sensibilité.


Dominique Bollinger (pour l'exposition de Ménerbes en 2011)

 

 

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Principales expositions :


1970 A. R. C. Paris
1978 Musée de Peinture et de Sculpture de Grenoble
  A. R. C. Paris
1979 Abbaye de Sénanque, Gordes
1988 Musée d'Évreux et de Bourg-en-Bresse
1992 Carré d'Art, Musée d'Art Contemporain, Nîmes
2000 FRAC de Bourgogne
2008 Musée des beaux-arts de Quimper
2008/09
Musée d'Evreux
2009 Musée du Monastère Royal de Brou, Bourg-en-Bresse




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Expositions personnelles aprés la disparition du peintre :

 

1989 Musée National d'art Moderne, Paris, France
   
  Musée de Brou, Bourg-en-Bresse, France    
1990 Galerie de France, Paris, France    
1992 Salon d'Art Contemporain, Rouen, France
   
  Carré d'Art, Musée d'Art Contemporain, Nîmes, France    
1993 Maison des Arts et Loisirs, Thonon-les-Bains, France
   
  Galerie Atalante, Evian-les-Bains, France    
  Galerie Rabouan-Moussion, Paris, France    
  Galerie Charles Sablon, Paris, France    
1994 Galerie Dutko, Paris, France    
1995 Galerie Romagny, Paris, France    
1996 Art Center, Hong Kong, Chine
   
  Galerie Rabouan-Moussion, Paris, France    
1997 Espace Fortant, Sète, France    
1998 Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer, France
   
  FRAC Auvergne, Clermont-Ferrand, France    
1999 Galerie Regards, Paris, France
   
  Galerie Rabouan-Moussion, Paris, France    
  Art/Espace, Thonon-les-Bains, France    
2000 Galerie Remarque, Trans-en-Provence, France
   
  FRAC Bourgogne, Dijon, France    
2002 Galerie Rabouan-Moussion, Paris, France
   
  Galerie Rencontres, Paris, France    
  Galerie Regard, Paris, France    
2003 Galerie de la Maison de la Culture, Bourges, France    
2004 Galerie Rabouan-Moussion, Paris, France    
2005 Le Carré Saint-Vincent, Orléans,    
  Galerie l'Or du Temps, Paris, France    
2006 Galerie l'Or du Temps, Paris, France    
2007 Grand Palais, Art Paris, Galerie l'Or du Temps, Paris, France    
2008 Musée des Beaux-arts de Quimper, France    
  Musée d'Evreux, France    
2009 Musée du Monastère Royal de Brou, Bourg en Bresse, France    
2010 Galerie Di Meo, Paris, France    
2011 Galerie Pascal Lainé, Ménerbes, France    
2012 Art Paris, exposition autour de Jean Degottex, Pierre Buraglio, Claude Viallat - avec le concours de Pierre Wat,  Galerie Berthet-Aittouares, Paris, France    
2013 Galerie Bernard Bouche, Paris, France    
  Galerie Berthet-Aittouares, Paris, France    
  Galerie Jacques Lévy, Paris, France    
2014 FRAC Bourgogne, Dijon, France    
       

 

 

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Collections publiques :


BATartventure (anciennement Fondation Peter Stuyvesant), Amsterdam, Pays-Bas
Musée du monastère royal de Brou, Bourg en Bresse, France
Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles
Fonds régional d'art contemporain de Bretagne, Châteaugiron, France
Musée des beaux-arts de Dijon, France
Musée d'Évreux, France
Musée de Peinture et de Sculpture de Grenoble, France
Abbaye de Beaulieu, centre d'art moderne et contemporain, Ginals, France

Musée National de Bezalel, Jérusalem, Israël
Musée des beaux-arts, Liège, Belgique
Musée Cantini, Marseille, France

Fond régional d'art contemporain PACA, Marseille, France
Minneapolis Institute of Arts, États-Unis d'Amérique
Malmö Konsthall, Suède
Musée Solomon R. Guggenheim, New-York, États-Unis d'Amérique
Pinacothèque Gutaï, Osaka, Japon
Bibliothèque Nationale de France, Paris, France
Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France
Musée d'art moderne de la Ville de Paris, France
Musée de l'Echaudé, Paris, France
Fonds national d'art contemporain, Puteaux, France
Musée Ohara, Tokyo, Japon
Musée d'art de Toulon, France
Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence, France
Musée du XXe Siécle, Vienne, Autriche
MAC VAL, musée d'art contemporain du Val de Marne, Vitry-sur-Seine, France

 

 

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Bibliographie :


Bernard Lamarche-Vadel, Degottex, l'œuvre de Jean Degottex et la question du tableau. Musée de peinture et de sculpture, Grenoble / Musée d’art et d’industrie, Saint-Étienne, 1978





 


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