Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Depuis 1988
Galerie d'Art contemporain Pascal Lainé à Ménerbes
Art contemporain, Galerie Pascal Lainé
20 ans 25 ans 4 en liberté Alechinsky Ambrose Belaiche Binder byLéon Cara Chandon Clément Clerté Conrad Cortot Coville Culot Degottex Derval Desailly Deymier Deyrolle Dhomme Di Stali Downing Drouillet Duminil Engelman Faury Ferrer Flamine Gérard Ghez Gignoux Glasberg groupe 2005 groupe 2007 groupe 2010 groupe 2011 groupe 2013 groupe 2014 groupe 2015 groupe 2016 Guillemot Hughes Jaccaud Johnson Junglas Klasen Krellenstein La Vista Laemlé Laruelle Leconte Mitev Leydier Leyris Lindström Loeb Maar Martens Marx Meyer Monboisset Monnier Olsen Parcours de sculptures 2013 Parcours de sculptures 2017 Polge Pons Prassinos Prével Renard Roy Salles Schlumberger Segui Serrano Silvester Steffens Steiner Tapernoux Thierry Thomas Trace de poète 2013 Van Der Stigghel Vasarely Viard Villeglé Woodward
Michel Steiner < >

Bibliographie Expositions personnelles  Expositions collectives Gordes 1994 

 

 

 

« Je me rends compte que dans l’histoire de la peinture, les peintres qui m’intéressent sont ceux qui réadaptent, si j’ose dire, ce qui toujours a été fait. Je vois une grande cohérence entre les portraits du Fayoum, les Masaccio, Rembrandt, Corot, Soutine, Daumier… une espèce de réflexion sur l’humanisme de la Renaissance avec un grand H mais l’humain, l’homme de chair et d’os… Pour moi, tout le travail que je fais avec Geneviève, c’est cette espèce de ravaudage continuel, de travail en profondeur, la recherche d’un temps profond, c’est-à-dire qui ne passe pas par les ressemblances du moment mais par une espèce de ressemblance profonde. »

Michel Steiner

 

 

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Eléments Biographiques :  

1934 Naissance, le 15 janvier à Soissons (Aisne)
1945-1953 Fait ses études secondaires dans les écoles militaires préparatoires des Andelys (Eure) et Autun (Saône et Loire)
1953 Fait la connaissance de Geneviève. Ils se marieront en 1956, auront 5 enfants
1953-1962 Maître d’internat au Lycée Alain Fournier de Bourges, Michel Steiner fréquente l’école des Beaux-Art, principalement les ateliers de peinture de Louis Thibaudet et de sculpture de Marcel Gili, avant de devenir assistant du conservateur des musées de la ville.
  Fait partie du « Groupe de Bourges ». Remarqué et fortement encouragé par des peintres Pressmane et Simon Segal ainsi que par Jacques Bornibus, alors conservateur du musée de Nevers qui lui achète une toile pour le musée. Il participe au salon de la jeune peinture de 1961 (sélectionné pour le prix Fénéon en 1962)
1962 Il obtient le poste d’enseignant d’histoire de l’art et des civilisations, de peinture et de  dessin à l’Ecole d’Art d’Avignon dans laquelle il enseignera jusqu’en 1976. Toute la famille s’installe à Villeneuve-Les-Avignon. N’expose pas pendant cette période
1976 Obtient le poste d’enseignant de culture générale et de peinture à l’Ecole d’Art de Valence dans laquelle il enseignera jusqu’en 1985
1985 Devient directeur de l’école d’Art d’Avignon, il occupera ce poste jusqu’en 1994
1994 Depuis cette date il se consacre entièrement à sa peinture.

 

 

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Principales expositions personnelles :


1962 Galerie Saint Placide La Cave, Paris
1964
Galerie Saint Placide La Cave, Paris 
1974 Galerie Gérard Guerre, Avignon
1975
Galerie Gérard Guerre, Avignon
1977 
Galerie Gérard Guerre, Avignon
1980 
Galerie Gérard Guerre, Avignon
1981
Musée Ancien, Centre d'Art Contemporain, Grignan
1984 
Centre de Recherche d'Action Culturelle, Valence
1988 Galerie de la Tournelle, Le Poet Laval
1989 
Galerie du Rhin, Colmar
1990 
Centre d'Art Contemporain, Grignan
1992 Hospice Saint Louis, Galerie Gérard Guerre, Avignon
  Abbaye de Brauweile Bei Koln, Cologne, Allemagne
1994 
Galerie Pascal Lainé, Gordes
1997 Médiathèque de Châteauroux
  Galerie Blanche, Peyrus
1998
Université de Dusham, Angleterre
  Galerie Lola Gassin, Nice et Université de Nice
1999
Espace Tiphaine, Paris
  Galerie Michèle Emiliani, La Bégude de Mazène
2002
Invité du "Parcours de l’Art 2002", Espace Gaillanne et Cloître Saint Louis, Avignon
2004 
"Ressemblances", Centre d’Art Présence Van Gogh, Saint-Rémy-de-Provence
2005 "Rencontres des toiles", Ménerbes
  Centre Européen de la Poésie, Avignon
2006
"Au vif du sujet"», Centre culturel Jacques Brel, Thionville
2007 Maison de la culture, Nantes
2009
Maison de la Truffes et du Vin du Luberon, Ménerbes

 

 

 

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Principales expositions de groupes :


1961 Groupe de Bourges,  Galerie Bruno Bassano, Paris
1962 Salon de la jeune peinture, Paris
  Sélection pour le Prix Fénéon, Galerie Katia Granwf, Paris
1968 "Hommage à la Femme", Nîmes
1978 "Le musée dans la rue - La rue dans le musée", Musée de Valence
1982 
"Autour des cahiers de littérature Terriers", avec Buraglio, Canteloup, Clément, Duport, Grobone, Pincemin, Steiner et Viallat
1984 "L'artificiel et le vivant", Festival d'Avignon
1987 "Charles Juliet et les peintres", Bibliothèque Municipale de Lyon-Part Dieu
1989 "Autour de Philippe Jaccottet" Bibliothèque Municipale de Lyon-Part Dieu
1991 "Dessins & Dessins", 2 volets, Ecole d'art d'Avignon et Musée de Mulhouse
1998 Médiathèque de Nancy
1999
Alain Grosajt, Michel Steiner et Jean-Luc Feitas, Maison Fonpeyrouse, Cordes sur Ciel
2002 “Dessins”,  Michel Steiner et Jean-Luc Feitas, L’Athanor scène nationale, Albi

 

 

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Editions :
 

1979 "Le discours des yeux", Cahiers de Littérature Terriers N°6 de Jean Tortel (lithographies)
1982 "Visages pour un portrait de Brenard Noël", Cahiers de Littérature Terriers N°13 (lithographies)
1983 
"Dans la lumière de Vaucluse", carnets de Michel Steiner et Philippe Jaccottet
1968 "Un moment au printemps" de Pierre Gaillard (eaux fortes)
1978 "Tes yeux blessés" de Charles Juliet (pointes sèches)
1982 "Un gouffre ou l'image de ce que peint Steiner" de B. Vargafriig (lithographies)

 

 

 

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... En pensant à la peinture de Michel Steiner, je me demande si un tableau n'est pas, très souvent, au moins aussi souvent que les poèmes des poètes, le palimpseste d'une image esquissée, lentement ou vite oubliée, puis refusée et/ou déguisée. Cela apparaît comme évident dans l'œuvre de, nombreux peintres, qui oscillent en travaillant entre le réel du réel (non "représentable") et le réel de "la peinture", conçue, idéalement, comme un univers indépendant du réel lui-même. C'est peut-être grâce à cette oscillation-hésitation des peintres (néo-classiques, "ingristes", comme Picasso après le cubisme) que la peinture a fini par se manifester comme un refus de toute image du monde. Plutôt le rien, selon eux, que le mal. Plutôt le silence de la non-image que la parole de la pseudo-image. Si cette argumentation, déjà très forte, n'est pas très fortement et très précisément contredite, le n'importe quoi des peintres triomphera encore et encore très longtemps.

Alain Jouffroy
(pour l'exposition de Gordes en 1994)